Shoshan HARAN

Shoshan Haran, une femme de 65 ans à la double nationalité germano israélienne, a vécu une existence qui force le respect. Sa vie, ancrée dans le Kibboutz Be’eri, où elle a grandi et résidé avec son mari Avshalom, est un témoignage de résilience et de dévouement. Son père, Abraham Haran, a été l’un des fondateurs de ce Kibboutz en 1946, une communauté qui a été témoin de son évolution et de son engagement.

Ses racines remontent à Stuttgart, où ses grands parents étaient médecins. Fuyant l’Allemagne nazie, ils ont trouvé refuge à Jérusalem, où ils ont continué à pratiquer la médecine à l’Hôpital Alyn, se consacrant à la cause des enfants handicapés. L’histoire de sa famille et leur courage ont sans doute influencé Shoshan dans son parcours. Elle a obtenu un doctorat de l’Université de Jérusalem dans la protection des végétaux et a fondé l’ONG “Fair Planet”. Son projet a non seulement permis à des milliers d’agriculteurs de gagner leur vie de manière décente, mais a également fourni une source fiable de nourriture à un million d’Africains.

Shoshan est connue pour sa générosité, sa cuisine délicieuse et son dévouement en tant que mère et grand mère. C’est une femme qui a toujours mis les autres avant elle, une véritable lueur d’espoir dans un monde souvent sombre.

Le 7 octobre, cette lumière a été brutalement éteinte lorsque des terroristes du Hamas ont attaqué. Shoshan, sa soeur Lilach Kipnis, leurs enfants et petits enfants, qui s’étaient tous réunis pour Soukkot chez Shoshan et Avshalom, ont été pris pour cible. Leur maison a été incendiée, mais sans aucun corps à l’intérieur. Son mari Avshalom, sa sœur Lilach et son beau frère Avitar, ont été assassinés. Shoshan et six autres de ses proches ont été kidnappés.

La nouvelle de son enlèvement a été un choc pour tous ceux qui la connaissaient. Sa voix tremblante au téléphone, les textos désespérés, la peur palpable dans ses mots… C’est une image que personne n’aurait pu associer à la Shoshan qu’ils connaissaient.

« Shoshan a fait ce qu’elle pouvait pour aider les personnes qui avaient besoin de soutien. Maintenant c’est à nous de voir ce que nous pouvons faire pour l’aider », a imploré son frère Havron.

Le 25 novembre 2023, après des semaines d’incertitude et de peur, Shoshan a été libérée, parmi 17 autres otages. Sa liberté retrouvée est un soulagement pour tous, mais le traumatisme de son enlèvement restera gravé dans sa mémoire et dans celle de tous ceux qui l’aiment.

 

  • Lieu d’enlèvement : Bee’ri
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