Michel Nisenbaum, un homme de 59 ans, portait en lui le doux mélange de ses racines brésiliennes et de sa vie israélienne. Né sous le soleil de Rio de Janeiro, il avait choisi de planter ses racines dans le sol aride de Nir Oz, près des kibboutz qui bordent la frontière avec Gaza. Il vivait là depuis 45 ans, exerçant son métier de technicien informatique avec une passion tranquille.
Michel était un homme aimé. Sa sœur, Mary, le décrivait comme un excellent père, un grand père dévoué, un frère aimant et un ami formidable. Il était le genre d’homme dont la présence était réconfortante, dont le sourire était contagieux, et dont la générosité était sans fin. Chaque semaine, il parcourait des kilomètres pour rendre visite à ses cinq petits enfants, attendant avec impatience l’arrivée du sixième.
Le 7 octobre 2023, une journée qui avait commencé comme toutes les autres, s’est terminée dans l’inquiétude et l’angoisse. À 7 heures du matin, Michel a appelé l’une de ses filles pour l’informer qu’il partait chercher sa petite fille à la base militaire. Six minutes plus tard, sa fille a rappelé, mais Michel ne répondait plus. À 7h23, une voix étrangère a répondu, prononçant les mots qui ont glacé le sang de sa famille : « Vive le Hamas ! ». À partir de 7h30, le téléphone de Michel est resté éteint, muet comme le silence qui a enveloppé sa disparition.
Michel Nisenbaum, l’homme aimé, le père dévoué, le grand père attendu, a été enlevé. Son destin, depuis ce jour, demeure un mystère, une énigme qui hante les esprits de ceux qui l’aiment. Chaque jour qui passe sans nouvelles de lui est un jour de trop, un jour de douleur et d’incertitude.
Il est important de se souvenir de Michel, non pas comme une victime anonyme du terrorisme, mais comme un homme qui a vécu, aimé et été aimé. Il est important de raconter son histoire, de faire entendre sa voix, même dans le silence de son absence. Il est important de ne jamais oublier, de ne jamais cesser d’espérer, de ne jamais cesser de chercher. Pour Michel, et pour tous ceux qui, comme lui, ont été arrachés à ceux qu’ils aiment.
Tsahal a récupéré les corps d’Orión Hernández Radoux, Hanan Yablonka et Michel Nisenbaum, tous tués le 7 octobre
Comme la semaine dernière, les corps des trois otages ont été retrouvés dans la région de Jabaliya, lors d’une opération conjointe menée par l’armée et le Shin Bet
- Lieu d’enlèvement : Nir Oz
- Source :
- Réseaux sociaux :