Khomkrit Chombua, un jeune thaïlandais de 29 ans, vivait une vie ordinaire, loin de sa terre natale. Son quotidien était rythmé par le travail acharné dans les champs agricoles d’un kibboutz, situé à la lisière de la bande de Gaza au sud d’Israël. Il faisait partie de ces 30 000 Thaïlandais issus des régions rurales pauvres qui avaient choisi de travailler en Israël pour offrir un avenir meilleur à leurs familles restées au pays.
Le 7 octobre, une journée qui aurait dû être comme les autres, fut marquée par l’horreur. Khomkrit fut enlevé, avec plusieurs de ses compatriotes, par des terroristes. Le lieu précis de son enlèvement reste inconnu, tout comme les détails de son sort. L’angoisse était palpable parmi ses proches, qui ne pouvaient que se raccrocher aux vidéos partagées sur les réseaux sociaux par d’autres travailleurs thaïlandais en Israël.
« Je ne peux pas respirer, je ne peux pas dormir », déclarait Piyanus Phujuttu, la cousine de Khomkrit, qui pensait l’avoir vu être emmené par des terroristes dans une vidéo partagée sur les réseaux sociaux. Les responsables thaïlandais, bien que suivant la situation de près, ne pouvaient confirmer ni le lieu de détention de Khomkrit, ni son sort.
La Thaïlande, qui comptait le plus grand nombre de ressortissants étrangers pris en otage par le groupe terroriste du Hamas, mena alors sa propre campagne diplomatique pour récupérer ses citoyens. Le 31 octobre, elle entama des démarches par le biais d’un canal de médiation distinct au Qatar. Les responsables égyptiens jouèrent également un rôle contributif dans ces négociations.
Le 25 novembre, Khomkrit fut finalement libéré, parmi 17 autres otages. La nouvelle de sa libération fut accueillie avec un soulagement immense par ses proches et par toute la communauté thaïlandaise en Israël. Pourtant, le traumatisme de son enlèvement et de sa captivité reste, un rappel brutal de la vulnérabilité des travailleurs étrangers en Israël.
Ce récit est un hommage à Khomkrit Chombua, et à tous ceux qui, comme lui, ont été victimes de la terreur. Il est aussi un appel à la prise de conscience sur la situation des travailleurs étrangers, souvent exposés à des risques considérables pour offrir un avenir meilleur à leurs familles.
- Lieu d’enlèvement : Inconnu
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